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Le Premier ministre Edouard Philippe a lancé le 9 novembre, en présence de Nicolas Hulot et Jean-Michel Blanquer les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Education nationale, un projet de réforme de la vie associative. L’objectif : développer l’emploi durable dans les entreprises associatives.
 
Si de nombreuses annonces ont été faites à cette occasion – 5,8 millions d’€ supplémentaires pour les associations en 2018 au titre du compte engagement citoyen, 61 millions d’€ pour le service civique, 25 millions d'€ pour alimenter le Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) en remplacement de la réserve parlementaire et 1,4 milliard d’€ en 2019 à travers le Crédit d’impôts de taxe sur les salaires (CITS) et la baisse générale des charges – la plupart étaient déjà attendues par le secteur.

L’Assemblée nationale a rejeté un amendement visant à maintenir le niveau de prise en charge des contrats aidés.
 
Cela conduit l’Etat à diminuer de 30% en moyenne la prise en charge d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi dit CUI-CAE passant de 521,60€ à 369,20 € par mois.
 
La mesure vient profondément déstabiliser le secteur associatif déjà soumis à la baisse drastique des contrats aidés : 320 000 ont été signés en 2017 et 200 000 sont prévus pour 2018.  

Le budget proposé pour l’économie sociale et solidaire en 2018 apparaît déséquilibré et en décalage avec les besoins du secteur. Les entreprises sociales et solidaires, fondées sur un principe d’utilité sociale et représentant aujourd’hui plus de 10% de l’emploi, demandent davantage de moyens pour une politique plus ambitieuse.  
 
L’UDES souhaite vivement que la représentation nationale se montre davantage attachée à l’utilité et aux valeurs de l’ESS en rectifiant 3 mesures budgétaires du projet de loi de finances lors du débat parlementaire.

L’UDES vient d’ouvrir avec l’ensemble des organisations syndicales de salariés, une négociation sur l’emploi des personnes en situation de handicap dans l’économie sociale et solidaire. La négociation doit aboutir à un accord multiprofessionnel au printemps 2018. 
 
L’objectif consiste à améliorer la situation de l’emploi des travailleurs handicapés dans l’ESS, de contribuer à l’inclusion globale des personnes en situation de handicap et de concourir à la qualité de vie au travail de tous les salariés couverts. Il s’agit d’un véritable enjeu dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire. 

« Plus d’une cinquantaine de personnes ont été recrutées au fil des ans et des dispositifs (TUC, CES, CIE, CEC, CAE, emplois d’avenir, etc.) par notre association. Toutes étaient dans des situations éloignées de l’emploi. Nous les avons accompagnées avec des formations internes et externes pour renforcer les acquis et, quand nous le pouvions, une pérennisation en CDI au sein de notre radio. 13 contrats à durée indéterminée ont été signés dont 7 sont encore en activité à Fréquence Mistral. 

Alors que le Conseil d’administration de l’UDES s’est réuni aujourd’hui afin d’évoquer notamment la question préoccupante des contrats aidés dans les secteurs associatifs et mutualistes, le Premier ministre a annoncé le financement de 200 000 de ces contrats pour 2018 dans le secteur non marchand.
 
Après la décision prise sur 2017 de baisser le nombre de contrats aidés – qui engendre d’ores et déjà de grandes difficultés dans un certain nombre de réseaux – le Conseil d’administration de l’UDES juge à l’unanimité cette annonce inacceptable sur le fond et la forme ! 

L’UFCV est une association qui a pour vocation d’animer des séjours de vacances pour les personnes handicapées, d’accompagner les collectivités locales en matière d’animation enfance/jeunesse et de former les publics aux métiers de l’animation et du sanitaire et social. Dans notre structure, à Caen, nous employons près de 150 personnes dont plus de 20 en contrats aidés. Aujourd’hui, environ 5 sont menacées de perdre leur emploi. La baisse des contrats aidés aura un double impact. 

« Notre association est une Régie de Quartier. Elle crée du lien social dans les quartiers populaires de Marseille. Nous contribuons à l’entretien des quartiers par ses propres habitants, nous faisons de l’insertion par l’activité économique. Nos publics sont précaires souvent issus des quartiers Prioritaires de la Ville. Nous les aidons à acquérir de l’autonomie en apportant des solutions à leurs problèmes (logement, mobilité, endettement…) pour construire un projet professionnel.
« Au 1er septembre, je devais recruter 5 personnes dont 4 en emploi aidé. À ce jour, j’ai dû reporter certains recrutements, embaucher des CDD de 2 mois, pour être sûre d’assurer la rentrée des familles. Pour la suite, je ne sais pas encore comment nous allons faire. Cela a un impact également sur la précarité des personnes que l’on embauche, sur la possibilité de se faire de l’expérience et de se professionnaliser ainsi que sur l’éventualité d’être titularisé à l’issu de l’emploi aidé ; ce que j’essaie de faire au maximum, compte tenu du turn over naturel. 

Le gouvernement a annoncé la baisse des contrats aidés.
 
Ces contrats représentent 7% des emplois dans l’économie sociale et solidaire soit 170 000 emplois au bénéfice des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi.
 
80 000 jeunes ont déjà été embauchés en emplois d’avenir par les entreprises de l’économie sociale et solidaire : 1 jeune sur 2 a pu trouver le chemin d’un emploi durable grâce à la formation et à l’accompagnement dont il a bénéficié.
 
Il est nécessaire de maintenir les emplois d’avenir et de faire évoluer le modèle des
autres types de contrats aidés afin de les rendre plus efficaces dans la lutte contre le
chômage.

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