Sondage IFOP pour l'UDES sur la perception de l'ESS comme nouveau relais de croissance

 
Les résultats du sondage mené par l’IFOP pour l’UDES confortent le rôle que peuvent jouer les employeurs de l’économie sociale et solidaire dans les nouveaux gisements d’activités - économie collaborative, économie numérique, économie circulaire, silver économie - dans un contexte de relance encore timide de l’investissement. Ces résultats ont été présentés à l'occasion de la Convention nationale de l'UDES le 1er octobre dernier.

Quand on interroge les Français sur leur niveau de connaissance de l’ESS et de ses principes, voici ce qu’ils répondent :
 
  • Notoriété de l’ESS. Plus des 3⁄4 des Français et 70% des dirigeants en ont déjà entendu parler. La marge de progression se situe dans la qualité de cette connaissance : la proportion déclarant savoir précisément de quoi il s’agit demeure en effet minoritaire auprès du grand public (26%) comme des dirigeants (27%). Les principes propres à l’ESS, notamment le fait que les bénéfices de ses entreprises soient consacrés au maintien de l’activité, au développement d’emplois non délocalisables, sont connus par moins de la moitié des Français.
  • Image de l’ESS et de ses employeursGrand public et dirigeants d’entreprise s’accordent à leur reconnaître une image très positive et volontariste. L’ESS est majoritairement perçue comme dynamique (74% des Français et 61% des entreprises), audacieuse (73% et 64%), en phase avec les évolutions de la société française (71% et 56%). Par ailleurs, une large majorité des Français (78%) et des dirigeants d’entreprise (71%) ont une bonne image des employeurs.
  • Caractéristique majeure de l’ESS : Consensus autour de la capacité du secteur à créer de la cohésion sociale. Le grand public met à la fois en avant les bénéfices économiques et sociaux de l’ESS là où les dirigeants soulignent principalement son action dans le domaine du social. Ainsi, 84% des Français et 82% des dirigeants d’entreprise considèrent que l’ESS est en capacité de renforcer le lien social. 67% des Français considèrent que l’ESS a la capacité de créer de nombreux emplois contre 50% des dirigeants d’entreprise interrogés.
Quand on interroge les Français sur la crise économique actuelle, les nouveaux gisements d’emplois et la contribution de l’ESS, voici ce qu’ils répondent :
 
  • Crise économique en France : Un pessimisme encore important mais qui tend à s’estomper. 49% des dirigeants d’entreprise et 59% du grand public considèrent que nous sommes encore en pleine crise économique. Au sein du grand public, ce pessimisme élevé est néanmoins en recul depuis janvier 2012, date à laquelle 79% des Français considéraient que l’économie était en pleine crise. 
  • Modèles économiques de demain : économie collaborative et économie numérique considérées comme les plus créatrices d’emplois. Les opinions des deux cibles divergent lorsqu’il s’agit de désigner le modèle économique émergent créant le plus d’emplois : si les Français placent l’économie collaborative juste devant l’économie numérique (respectivement 30% et 27%), les dirigeants d’entreprise se prononcent de façon plus nette en faveur de l’économie numérique (33%), au détriment de l’économie collaborative (23%). 

  • Rôle de l’ESS dans les secteurs émergents. Les dirigeants d’entreprise (en particulier dans les structures de plus de 100 salariés et en région parisienne) considèrent que les employeurs de l’ESS ont un rôle à jouer dans le développement de secteurs émergents, qu’il s’agisse de l’économie collaborative (88%, dont 45% tout à fait), l’économie circulaire (83% dont 32% tout à fait), la Silver économie (81% dont 36% tout à fait) et dans une moindre mesure l’économie numérique (67%, dont 24% tout à fait).
  • Raison principale pour laquelle l’ESS doit jouer un rôle important : sa capacité à créer des emplois de proximité non délocalisables selon 44% des dirigeants d’entreprise interrogés.