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Le Président de la République a présenté hier au Musée de l’Homme sa stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. L’UDES salue des mesures de nature à améliorer la situation de millions de Français « précaires » mais regrette une mise en œuvre tardive, notamment dans l’aide à l’insertion vers l’emploi, et non articulée avec le pacte de croissance de l’ESS attendu depuis plus de 15 mois par les acteurs du secteur.
 
1. La prévention de la précarité, tout particulièrement chez les jeunes
Ce mardi 4 septembre, l’UDES a rencontré le Premier ministre Edouard Philippe. A l’occasion de ce rendez-vous de rentrée, l’Union s’est dite préoccupée par le sort réservé à l’économie sociale et solidaire par l’actuel gouvernement.
 
Alors que les entreprises sociales et solidaires concernent 1 actif sur 10 en France, qu’elles sont plébiscitées par la génération des 18-35 ans, elles ne sont clairement pas assez soutenues par le gouvernement actuel.
Le projet de loi relatif à la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit la création d’Opérateurs de compétences (OPCO) – qui remplaceront les actuels Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) – dont les missions consisteront notamment à :
financer les contrats d’alternance mais également les actions utiles au développement des compétences pour les entreprises de moins de 50 salariés, 
appuyer les branches dans leur mission de certification, 
soutenir les TPE/PME dans l’information des salariés et les accompagner dans la définition de leurs besoins de formation.
Après une première lecture positive pour l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) à l’Assemblée Nationale, le Sénat a su écouter une autre revendication forte du secteur dans le cadre du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel : intégrer les organisations patronales multiprofessionnelles aux Commissions Paritaires Interprofessionnelles Régionales (CPIR), chargées d’examiner les projets de transition et de reconversion professionnelles. En effet,  la nature interprofessionnelle de ces commissions avait de fait exclu les organisations multiprofessionnelles, dont l’UDES.
L’UDES salue le texte présenté le 18 juin en Conseil des Ministres. Il représente une avancée pour les TPE-PME qui constituent l’essentiel de l’économie sociale et solidaire. En outre, le projet de loi devrait inciter les entreprises à renforcer leur engagement sociétal, tout en simplifiant leur vie administrative. L’UDES salue particulièrement le relèvement des seuils pour l’assujettissement des TPE-PME à leurs obligations sociales et fiscales.
 
Les mesures relatives à l’engagement sociétal des entreprises prouvent que les valeurs de l’ESS ont pollinisé l’économie : les entreprises sont encouragées à mieux tenir compte des enjeux sociaux et environnementaux et à mieux inclure les salariés dans leur gouvernance. 
L’UDES a été auditionnée ce mercredi 13 juin par les rapporteurs du projet de loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » au Sénat,  M. Michel Forissier, Mmes Frédérique Puissat et Catherine Fournier. A cette occasion, l’Union a rappelé son attachement à deux avancées majeures obtenues à l’Assemblée nationale : 
 
1. Le maintien de l’exonération des associations du paiement de la taxe d’apprentissage. En effet, le taux de contribution proposé initialement aurait eu comme conséquence un alourdissement des charges important pour les associations avec de possibles répercussions sur la pérennité de leurs activités.
Un accord national pour la formation des salariés du secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) a été signé, le 28 mai, par l’Etat et par les principaux acteurs du secteur.
 
S’inscrivant dans le cadre du Plan d’Investissement Compétences (PIC), il prévoit d’optimiser la participation de l’Etat au financement des actions de formation des personnes en parcours d’insertion.
 
Des actions de soutien à l’ingénierie des projets et à leur évaluation pourront également être cofinancées par l’Etat à hauteur de 80%.
Consultée tout au long de la concertation, l’UDES a été force de proposition sur l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, trois points essentiels du projet de loi et leviers puissants pour le développement et la sécurisation de l’emploi. 
Paperboard pour illustrer le sujet de la formation professionnelle
Le gouvernement a présenté ses arbitrages sur la formation professionnelle. Si l’UDES partage son souhait de rendre l’offre plus accessible et plus simple pour les usagers, individus et entreprises, l’Union estime toutefois que les décisions prises ne sont pas à la hauteur des enjeux.
 
Le développement du Compte personnel de formation, en lien avec la personne, souhaité par le gouvernement, peut conduire à une baisse des entrées en formation si les salariés, notamment les plus fragiles, ne sont pas accompagnés. 
Illustration des 20 propositions de l'UDES
Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’ESS, s’apprête à présenter la feuille de route de l’économie sociale et solidaire. L’UDES, qui l’a rencontré, lui a officiellement présenté 20 propositions organisées autour de 5 priorités :
 

1. Intégrer les acteurs de l’ESS dans l’élaboration des politiques publiques en associant notamment ses employeurs aux instances de concertation et de dialogue social nationales.

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